| Bulletin 2000 |
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SOCIÉTÉ FRANÇAISE POUR L'ÉTUDE DU COMPORTEMENT ANIMAL S. F. E. C. A.: BULLETIN INTÉRIEUR « OCTOBRE 2000 » ISSN : 09805907 Secrétariat Marie TRABALON Faculté des Sciences de Nancy I B.P. 239 54506 Vandoeuvre‑Les‑Nancy tél : 03 83 91 22 59 fax: 03 83 91 24 18 e‑mail : trabalon @scbiol.u‑nancy.fr Société Française pour l'Étude du Comportement Animal Siège social: Université de Rennes 1 ‑ Laboratoire d'Éthologie ‑ Campus de Beaulieau ‑ 35042 Rennes cedex http://www.umr6553.univ‑rennes l.fr/sfeca/ SOMMAIRE Le mot du Président p :1
Hommage à Jean‑Yves Gautier p : 2 Compte rendu du conseil d'administration et de l'assemblée générale p : 9 Bilan financier au 31/12/99 p : 14 Création d'un site web personnel p : 15 Livres p : 20 LE MOT DU PRESIDENT Depuis plusieurs années, un problème récurrent qui se pose au conseil de la SFECA est de réaliser un état des lieux concernant l'enseignement de la biologie du comportement en France. Le projet a toujours achoppé devant l'ampleur de la tâche, la diversité des situations et le caractère nécessairement provisoire des résultats attendus. La demande d'information du monde étudiant reste cependant toujours aussi grande. Nous devons par ailleurs faire face aux questions régulières de journalistes prêts à mettre en valeur l'étude du comportement, mais qui éprouvent des difficultés à identifier les spécialistes du domaine. Pour employer un concept à la mode, nous manquons de « visibilité » par rapport aux étudiants et aux média, et cela aussi bien en tant que discipline, association ou personnes. Comment présenter un tableau actualisé de la recherche et de l'enseignement dans le domaine du comportement. ? Il se trouve que nous disposons maintenant des instruments propres à résoudre ce problème : le site internet et l'annuaire de la SFECA. L'outil premier de recherche d'information est aujourd'hui le web. Les étudiants et journalistes - et également nous-mêmes - demandent à consulter les sites ou pages personnelles des chercheurs, des enseignants et des laboratoires. Il est clair que ceux qui ne présenteront pas leurs activités sur internet seront bientôt ignorés. On peut le regretter mais il en est ainsi. A présent, notre objectif est d'organiser le site internet de la SFECA comme un portail donnant accès aux pages et sites des membres de notre société. L'annuaire en représente l'ouverture naturelle : il fournira les clés et liens qui permettront à tout utilisateur de se connecter à nos pages et sites d'information particuliers. Jusqu'ici l'annuaire était réservé aux adhérents de la SFECA. Après le vote de l'Assemblée Générale, le dispositif se trouve inversé. L'annuaire devient public mais seuls les membres de la société bénéficient du privilège de se voir référencés par le portail de la SFECA. Ce dispositif ne fonctionnera véritablement que lorsqu'une bonne partie d'entre nous aura fait l'effort de créer des pages personnelles. Certes, il nous faudra chacun trouver un peu de temps pour rassembler les informations, références et illustrations nécessaires à la réalisation de ces pages. Pour ceux qui ne sont pas encore persuadés de leur utilité, je gage que les prochaines années et la pression grandissante des étudiants viendront les convaincre du gain de temps que cela représente. Au lieu de nous répéter une Xième fois sur nos travaux ou l'enseignement que propose notre équipe, il suffira le plus souvent de renvoyer aux pages que présenteront nos universités et instituts, et que rassemblera le site SFECA. Vous trouverez dans ce bulletin un texte de Christian Graff qui donne les instructions nécessaires à la réalisation des pages web. Un mot de plus pour annoncer que le colloque SFECA 2001 devrait avoir lieu à Poitiers du 29 mai au 1er juin prochain. Il sera organisé par Yves Caubet et son équipe sur le thème des Relations Interspécifiques. Je terminerai en évoquant la mémoire de Jean-Yves Gautier. Comme vous le savez, celui qui fut l'un des meilleurs représentants de notre discipline et de notre société nous a quitté cette année. Vous trouverez dans les pages qui suivent l'hommage qu'ont tenu à lui rendre ceux qui ont été ses proches, le Pr Raymond Campan et les membres de l'équipe de Rennes : Dr Ann Cloarec, Dr Annie Gautier et Pr Jean-Sébastien Pierre. Le Président de la SFECA : Bernard Thierry Hommage à Jean-Yves Gautier (Mai 2000). Pionnier du développement de l’éthologie en France, Jean-Yves Gautier, Professeur émérite de l’Université de Rennes I, est mort le 29 avril 2000 à l’âge de 61 ans des suites d’un cancer. Il fut toujours très attaché à Rennes, où il fit toutes ses études universitaires et toute sa carrière d’enseignant. Il y suivit les tout premiers enseignements d’éthologie introduit en France par le Professeur G. Richard. Jeune assistant, il s’est investi activement dans le développement d’enseignements pratiques et de stages de terrain dans cette discipline. En 1975, à la suite du départ du directeur du laboratoire d’Ethologie, Jean-Yves Gautier, encore jeune Maître de conférence, a dû participer encore plus activement à la vie de l’Université. Il lui fallut en effet assumer de façon impromptue la direction du laboratoire, la direction de l’équipe de recherche CNRS, la prise en charge de nombreux enseignements et de nombreuses charges administratives, siégeant dans les différentes instances de l’université (conseil scientifique de l’UFR, conseil scientifique de l’université, diverses commissions de recrutement...). Son investissement dans l’évolution des enseignements en Science de la Vie et de l’Environnement à l’Université de Rennes I a été majeur et novateur. On lui doit notamment l’introduction d’unités d’enseignement de Biologie Evolutive dans les licences et maîtrises conduisant aux formations de 3è cycle en Ecologie et Ethologie. De plus, il a longtemps été responsable du DEA « Génétique des populations et Eco-éthologie ». Il a dirigé ou co-dirigé de nombreuses thèses de doctorat. D’autre part, il a établi des collaborations extérieures solides, notamment avec le Maroc et avec l’Université de Rimouski au Canada qui lui a décerné le titre de docteur honoris causa. Il était particulièrement intéressé par la valeur adaptative et la dimension éco-éthologique de la biologie des comportements et l’évolution des systèmes sociaux. Ses travaux de recherche, outre des articles scientifiques, lui ont permis de publier deux livres : « Eco-éthologie » et « Socio-écologie : l’animal social et son univers » qui constituaient une étape supplémentaire vers l’intégration des dimensions écologiques et éthologiques. Cette conception éco-éthologique a largement contribué à la spécificité de l’enseignement et de la recherche rennaise. Très actif dans plusieurs sociétés scientifiques, il était membre fondateur de la SFECA. Membre du Conseil d’administration et secrétaire général de cette société pendant 6 ans , il a participé à l’organisation et à l’animation de plusieurs de ses colloques, notamment à la station biologique de Paimpont. Avec lui, nous perdons un collègue estimé pour ses qualités humaines et sa vaste culture qu’il mettait à la disposition de la communauté scientifique de manière à la fois discrète et chaleureuse. Beaucoup d’anciens étudiants se souviendront également de lui comme d’un professeur humain et profondément pédagogue. Ann Cloarec, Annie Gautier-Hion et Jean Sébastien Pierre
CNRS UMR 6552 Ethologie, Evolution, Ecologie Université de Rennes I, Campus de Beaulieu 35042 Rennes cedex, France Hommage à Jean-Yves Gautier (mai 2000). Par Raymond CAMPAN Une vie, un parcours scientifique, c'est une tranche d'histoire, inscrite comme une action dans un temps qui la dépasse. Celle de Jean-Yves Gautier durant près de 40 ans se moule dans l'histoire de l'éthologie à laquelle il a aussi apporté sa contribution. Sa volonté d'être un maître, un enseignant, s'est exprimée très tôt, durant ses études universitaires puisqu'il avait obtenu, un contrat d'IPES, pour la préparation à l'enseignement secondaire. A la fin de sa licence, pour pouvoir faire en même temps de la recherche il choisit l'université et intègre en 1961 le laboratoire d'éthologie créé autour de Gaston Richard. Il s'engagera alors d'abord dans l'étude de la biologie d'un insecte xylophage, en relation, en particulier, avec l'histochimie de son appareil digestif. Ceci le conduira à faire un premier séjour à l'étranger, en Pologne. Rapidement, il abandonnera cette première orientation pour une autre, plus spécifiquement comportementale mais sans doute pas encore assez éthologique à son goût. G. Richard lui avait proposé d'analyser les mécanismes du déclenchement et de l'arrêt de l'activité, de l'immobilisation réflexe et des rythmes chez les blattes. Ce thème se justifiait certainement dans un contexte français où l'on débattait des cinèses et des taxies, à la suite de Piéron et de Viaud. Mais ce n'est pas ce qui intéressait le plus Jean-Yves Gautier, qui le sentait certainement en décalage par rapport à l'environnement éthologique international. En effet, l'éthologie européenne, à ce moment là, est en plein débat. Elle ne s'intéresse encore qu'à ce que l'on pourrait appeler, en termes actuels, la causalité immédiate. Toute la décennie précédente a vu s'opposer, s'affronter parfois, deux points de vue qui semblaient inconciliables: celui de l'éthologie classique, objectiviste et celui de la psychologie comparative. Le premier, s'est construit au cours de la décennie des années trente à partir des travaux de Lorenz d'abord, puis, un peu plus tard, de Tinbergen. Il s'est ensuite renforcé et complété par leurs publications de l'immédiate après-guerre. L'éthologie classique considère le comportement instinctif comme inné, l'apprentissage n'étant qu'un complément de l'instinct. L'innéité des actes instinctifs s'exprime dans leurs trois facettes, les stimulus déclencheurs, l'énergie spécifique et l'expression motrice, ainsi que dans tous leurs mécanismes nerveux qui les sous-tendent. Dans le cadre d'un comportement instinctif constitué d'un enchaînement d'actes, à l'organisation hiérarchisée du comportement correspond une hiérarchie de centres nerveux et de mécanismes innés de déclenchement. Le second point de vue, est fondé sur un ouvrage de Maier et Schneirla, "Principes de Psychologie animale", dont la première édition parue en 1935, a été largement complétée plus tard par les écrits de Schneirla à partir de 1961 et la seconde édition du même ouvrage en 1964. Il considère le comportement et ses mécanismes physiologiques comme le résultat d'un processus de développement où s'entremêlent maturation et expérience. Le début de la carrière d'éthologiste de Jean-Yves Gautier, se fait donc dans cet environnement scientifique polémique. Il était bien difficile de ne pas prendre position surtout autour de Gaston Richard qui défendait parfois avec véhémence le point de vue Schneirla et s'opposait aux positions de l'éthologie objectiviste, en particulier celles de Lorenz. Le goût de J.Y. Gautier pour l'engagement et le débat scientifique l'a conduit à suivre et à participer activement, dans le cadre de l'équipe de Rennes, aux discussions sur ce sujet qui agitèrent aussi l'éthologie française, toujours un peu décalée malgré tout par rapport au monde anglo-saxon. Il s'est ainsi plusieurs fois exprimé dans le cadre des diverses réunions qui se sont tenues, formelles ou informelles, avant la création de la SFECA en 1968, sur la question de l'innéité des comportements. S'il penchait évidemment vers le point de vue plutôt "constructiviste" de Schneirla, ses argumentations étaient toujours équilibrées et sérieuses, enrichies par ses larges connaissances de naturaliste et de biologiste. Dans le milieu international, les éthologistes, après l'article critique de Lehrman (1953) sur la théorie de Lorenz, puis le colloque du CNRS sur l'instinct (1955) qui avait réuni les éthologistes et les psychologues comparatistes, un certain dialogue s'était instauré. En particulier, lors de cette dernière réunion, Lorenz avait proposé une méthodologie pour démontrer l'innéité du comportement instinctif qui a eu pour effet de faire exploser les études ontogénétiques permettant de faire la part des choses et de clarifier le débat. Tinbergen en 1963, lors d'un colloque en hommage à Lorenz, a formalisé et élargi le champ de la causalité, en la posant sous la forme de ce que l'on a appelé "les quatre questions" ou "les quatre pourquoi" (four why's) distinguant les causes immédiates, ontogénétiques, phylogénétiques et la valeur de survie des comportements. C'est aussi dans cet effort de rapprocher les points de vue que Hinde fait paraître en 1966 son "Comportement animal", mais avec un sous-titre parfaitement compréhensible dans le contexte de cette période "Une synthèse de l'éthologie et de la psychologie comparative". En 1969, la Conférence Internationale d'Ethologie, qui s'était tenue régulièrement tous les deux ans depuis 1949, a eu lieu justement à Rennes. Elle fut encore très polémique. Lorenz, toujours provocateur, y a présenté une communication sur le "fossé des générations", dans l'esprit de la théorie objectiviste, qui a entraîné les réponses assez vives de Lehrman, Schneirla ayant déjà disparu, et de Hinde. Mais, si le débat sur l'innéité semblait avoir peu avancé, il est apparu nécessaire de se préoccuper de ce que l'éthologie classique aussi bien que la psychologie comparative avaient passablement négligé jusque là, dans le champ des causalités: d'une part le contexte écologique, c'est à dire la prise en compte de toutes les variables environnementales naturelles, et d'autre part les contraintes sociales qui semblaient évidemment structurantes dans le comportement des animaux vivant en société, au delà des comportements individuels. C'est certainement une des raisons principales qui a conduit Jean-Yves Gautier en 1970 à demander et obtenir son détachement à la Station Biologique de Paimpont, qui existait depuis 1958, mais qui avait fait peau neuve en 1967, prenant sa structure d'aujourd'hui. Il y a choisi d'étudier les blattes dans leur milieu naturel et de s'intéresser à leur vie sociale. Il n'a jamais considéré ces deux dimensions indépendamment l'une de l'autre. En 1972-73 il effectue une mission pour étudier les blattes dans les grottes de Trinidad, ce qui lui permettra en 1974 de mettre un point final à sa thèse intitulée "Processus de différenciation de l'organisation sociale chez quelques espèces de blattes du genre Blaberus: aspects écologiques et éthologiques". Le sujet initial de sa thèse est masqué par ses préoccupations éthologiques et, si l'immobilisation réflexe est encore présente, c'est comme une manifestation de la subordination dans les interactions entre blattes. L'apport le plus intéressant de ce travail est dans la démonstration du rôle de l'abondance des ressources trophiques et de la densité des insectes dans leur ontogenèse sociale individuelle. Ce sont des paramètres écologiques qui vont déterminer soit une organisation hiérarchisée soit le découpage territorial. Il va créer, dans la ligne de ses recherches, une équipe de jeunes chercheurs toujours active aujourd'hui dans la mesure où plusieurs de ses élèves ont intégré le CNRS. C'est dans la perspective d'une contribution originale au développement de l'éthologie qu'il fera paraître deux ouvrages important. Le premier "Ecoéthologie" est édité en 1978, la même année que la "Behavioural Ecology" de Krebs et Davies. Il s'agit d'un volume collectif, en collaboration avec Lefeuvre, Richard et Tréhen, qui présente le comportement dans une perspective systémique, emboîtant les uns dans les autres les divers niveaux d'organisation, individus, populations, espèces et biocénose, chaque fois en interaction régulatrice, équilibrée mais dynamique, avec leur environnement naturel. Ce texte représente un puissant effort de synthèse entre l'écologie et une éthologie faisant une large place aux processus ontogénétiques, à la biologie des populations dans les écosystèmes et à la dynamique phylogénétique. L'ouvrage ne se situe cependant pas par rapport à l'écologie comportementale dont il n'utilise ni les concepts ni le langage (fitness, optimalité, etc.). En réalité, à ce moment là, ces deux ouvrages n'avaient pas la même finalité. Celui co-signé par Jean-Yves Gautier visait à réintroduire les comportements des individus, dans les populations, les sociétés, ou les systèmes complexes plus larges. L'ouvrage des chercheurs d'Oxford voulait replacer les stratégies de comportement dans la biologie évolutive. L'écoéthologie n'était pas l'écologie comportementale. Le second ouvrage, "Socioécologie: l'animal social et son univers", il l'écrira seul en 1982. Il s'agit d'un texte qui réagit à une double insatisfaction, entièrement traduite par le titre et le sous-titre. La première est celle provoquée par le courant sociobiologique, celui qui s'est révélé à travers la sociobiologie de Wilson (1975) parue quelques années plus tôt et la "Behavioural Ecology" de Krebs et Davies (1978). Ces deux ouvrages exagéraient la part de causalité génétique dans les stratégies individuelles et sociales, et négligeaient au contraire les processus ontogénétiques et le développement individuel, réduits à une facette du phénotype comportemental. La seconde insatisfaction était liée à la parution, dans la même collection, deux ans plus tôt d'un ouvrage intitulé "L'animal et son univers" (Campan, 1980), beaucoup trop centré, à ses yeux, sur l'individu, et ne donnant pas la place qu'il méritait à l'individu social. Dans "Socioécologie", une fois de plus, Jean-Yves Gautier rétablit les équilibres en apportant les compléments nécessaires. Il y introduit la dimension ontogénétique de l'individu social, dans une socialité autant contrainte par sa génétique que par son environnement écologique. Cette période d'écriture, traduisait insensiblement l'évolution du champ de l'éthologie. Wilson en 1975 prévoyait, pour l'an 2000 le déclin de l'éthologie et de la psychologie comparative au profit, d'une part, de la neurophysiologie intégratrice, d'autre part de l'écologie du comportement et de la sociobiologie. Déjà lors la Conférence Internationale d'Ethologie de 1985, Nick Thompson commençait sa conférence en disant "l'éthologie est morte, vive les éthologistes". Il montrait comment les réponses, finalement assez satisfaisantes, aux quatre pourquoi de Tinbergen conduisait les spécialistes du comportement animal à choisir soit la voie des neurosciences intégratives, soit celle de l'écologie comportementale et de la sociobiologie. C'est d'ailleurs à partir de cette période qu'ont commencé à se tenir séparément des conférences internationales de neuroéthologie et d'autres d'écologie comportementale. En réalité, Wilson avait vu juste, globalement, mais les nuances sont intéressantes. L'éthologie qui est en train de se fondre dans les neurosciences intégratives tient en fait une place originale dans les sciences cognitives alors qu'il la voyait proche de la biologie cellulaire. L'éthologie cognitive est en réalité un renouveau de la psychologie animale, débarassée du béhaviourisme. On doit également remarquer que les chercheurs qui suivent cette voie sont ceux dont les racines plongent dans la psychologie comparative. L'éthologie qui s'intègre dans la sociobiologie et l'écologie du comportement, au contraire, est en train de constituer, avec l'écologie qui suit son propre parcours, une Science de l'évolution, une Biologie évolutive, beaucoup plus riche et prometteuse que toutes les disciplines qui convergent vers elle. C'est dans cette double perspective que doit certainement se situer le futur de l'éthologie décédée mais vivante selon le paradoxe de Thompson. Mon point de vue personnel et ma prédiction est qu'elle doit contribuer à ce que plus loin dans l'histoire, à l'échelle du demi-siècle à venir, ces chemins divergents se rejoignent à nouveau, dans une Biologie globale, qui devrait être dans toutes ses facettes distinctes, totalement contaminée par les explications autopoïétiques. Dans cette séparation des deux routes de l'éthologie, Jean-Yves Gautier, comme chacun de nous, à la fois en accord avec l'environnement scientifique et sous la contrainte insidieuse de l'institution, a suivi la voie la plus proche de ses aspirations, celle de l'écologie comportementale. Comme toujours il a fait un choix équilibré. Il a intégré sans difficulté à son écoéthologie et à sa socioécologie, les apports théoriques et conceptuels essentiels de l'écologie comportementale, dans une vision encore élargie et enrichie. Dans le même temps, sa situation institutionnelle s'est modifiée. Il a assuré, en 1975 la succession délicate de Gaston Richard, période tumultueuse aussi bien pour l'éthologie, qui a toujours été la mal-aimée de l'Université et du CNRS, que pour sa carrière personnelle et pour le laboratoire "Ontogenèse et valeur adaptative des comportements", associé au CNRS depuis 1973, dont il a repris la direction, qu'il a conservée jusqu'en 1994. En 1981, il est nommé professeur, ce qui officialise la charge qu'il assurait depuis 6 ans. Dès lors, dans une situation institutionnelle relativement stabilisée, toute la maturité scientifique de Jean-Yves Gautier va s'exprimer plus librement dans tous les cadres où elle pouvait le faire. Son apport au développement de l'éthologie en France est inestimable. Dans le cadre universitaire, il a toujours agi pour ajuster les programmes à l'évolution de la discipline à laquelle il contribuait, en y ajoutant son originalité personnelle. Les enseignements qu'il a fait créer à l'Université de Rennes, ont suivi naturellement les transformations de l'éthologie et son intégration progressive à l'écologie et aux sciences de l'évolution. Un grand nombre d'étudiants de second cycle ont bénéficié de cette formation et l'on ne compte plus les jeunes chercheurs directement initiés par lui dans cette perspective. Jean-Yves Gautier a toujours assuré avec un grand sens de la responsabilité son rôle de maître formateur pour les étudiants suivant le cursus universitaire classique jusqu'à la thèse. Beaucoup lui doivent d'avoir vu naître et d'avoir pu vivre leur vocation. Mais, au delà, son ouverture d'esprit et sa gentillesse ont attiré de nombreux autres jeunes chercheurs déjà engagés dans une profession ou issus d'autres institutions de recherches (l'INRA, par exemple) ou d'universités étrangères (Maroc, Québec, etc.). On ne compte pas les nombreux jurys de thèse auxquels on lui a demandé de participer et où ses interventions reflétaient toujours l'originalité de ses conceptions et l'étendue de ses connaissances. Après avoir contribué à la création de la SFECA, en 1968, il en a assuré le Secrétariat de 1973 à 1980. Il a ainsi pu influer sur l'orientation de la Société et son activité, participer à sa vitalité, aussi bien dans le cadre des colloques annuels que dans celui des nombreux Groupes de travail qui se constituaient spontanément, d'une manière très souple. Le rôle de ces derniers a été déterminant dans la cohésion de la SFECA, au fil des années, et dans la progression des uns et des autres. On doit regretter qu'ils aient aujourd'hui disparu. Enfin, au delà des rivalités engendrées par nos institutions nationales, il a toujours eu le souci de défendre notre discipline et ses collègues, chaque fois que nécessaire et partout où cela devait être fait. Entre 1990 et 1994, il a partagé la direction de l'Unité associée au CNRS avec Annie Gautier, qui a ensuite pris seule la succession, après un ajustement de l'intitulé qui est devenu "Ethologie, Evolution, Ecologie", nouveau reflet des transformations de l'éthologie et de l'écologie. Il y a un peu plus d'un an, en mars 1999, il a vécu certainement l'un des évènements les plus heureux de son parcours scientifique en se voyant attribuer un Doctorat Honorifique par l'Université du Québec à Rimouski. Il a intitulé son intervention "La biologie, hier, aujourd'hui, et demain". Il ne pensait sans doute pas au thème de votre discussion de ce soir, mais cela s'accorde si bien que je ne résiste pas à en extraire quelques idées concernant le futur. Il voit venir dit-il "une Biologie intégrative passionnante, associant Physiologie, Ethologie et Ecologie, pour une nouvelle écologie comportementale. Dans ce cadre, il se pose la question de la recherche qu'il aimerait faire maintenant. Deux sujets le tenteraient, dit-il. "Le premier dans le domaine du développement et de l'évolution, viserait à provoquer des mutations simultanée d'homéogènes pour modifier le plan d'organisation d'organismes et pour débattre du caractère continu ou saltatoire de l'évolution. Le deuxième sujet traiterait de la valeur adaptative des processus cognitifs. La mise en évidence de phénomènes d'apprentissage chez les insectes qualifiés, voici encore peu de temps, d'automates génétiques ouvre un champ de recherche que je trouve très attractif à la jonction de l'Ethologie et de la Biologie évolutive". En arrière plan, en choisissant un thème relevant de la biologie évolutive et un autre des sciences cognitives, il exprime bien le souhait que le clivage actuel de l'éthologie conduise finalement à une nouvelle union fructueuse. Ce panorama du parcours scientifique de Jean-Yves Gautier nous donne une dernière leçon. Il avait compris que, pour faire œuvre de scientifique et de pédagogue, il n'était pas nécessaire de suivre les sentiers déjà parcourus par d'autres et de se contenter de répéter un quelconque catéchisme à la mode, même si cela facilite la carrière, en particulier dans notre petit univers français. Au contraire, il faut défricher de nouveaux chemins, montrer et éclairer les zones d'ombre, réconcilier les inconciliables. L'attitude première doit être de rapprocher et non d'opposer. Jean-Yves Gautier était un homme d'équilibre, depuis le tout début de son parcours scientifique. C'est l'équilibre qu'il a toujours maintenu entre l'enseignement et la recherche, mais aussi, en saisissant très vite ce qu'il manquait, dans les écrits des autres et qu'il ne tardait pas à combler. Ceux qui l'ont connu dans sa vie personnelle savent aussi qu'il avait aussi su trouver un équilibre entre le stress d'un parcours professionnel que l'institution s'ingéniait, comme toujours, à rendre difficile, et sa pratique régulière de l'Aïkido. C'est aussi l'équilibre qu'il a conservé entre vie professionnelle et familiale, deux univers non-recouvrants, comme les deux plateaux d'une balance. Jean-Yves Gautier, mon ami, mon frère en science, aurait certainement aimé participer à cette discussion sur l'avenir de l'éthologie, pour y contribuer par son analyse de la situation présente, par sa connaissance des rouages institutionnels et l'originalité de sa vision du futur. J'espère en tout cas que son parcours scientifique tel que je viens de vous le rapporter, servira de modèle aux chercheurs qui doivent envisager cet avenir, leur avenir. 1931 - 37 . Lorenz, divers articles qui fondent la théorie classique de l'instinct. 1938 - Lorenz et Tinbergen . Le roulage de l'œuf de l'oie grise. 1940 - Tinbergen. Les activités substitutives. 1941 - Lorenz . Phylogenèse des anatidae. 1942 - Tinbergen. Etude objectiviste du comportement inné des animaux. 1949 - 1ère Conférence internationale d'éthologie à Cambridge sur les mécanismes physiologiques du comportement 1950 - Tinbergen. L'étude de l'instinct. 1953 - Lehrman . Critique de la théorie de Lorenz. 1955 - Colloque CNRS sur l'instinct dans le comportement des animaux et de l'homme. 1963 - Tinbergen "On Aims and Methods in Ethology". 1964 – Maier et Schneirla "Principles of Animal Psychology" 2nde édition, largement augmentée. 1966 – Hinde "Animal Behaviour. A synthesis of Ethology and Comparative Psychology". 1969 - Conférence Internationale d'Ethologie de Rennes. 1969-72 - Eibl-Eibesfeldt "Ethologie, Biologie du Comportement" trad.française. 1973 - Attribution du Prix Nobel de Biologie et de Médecine à K. von Frisch, K. Lorenz et N. Tinbergen. 1975 - Wilson "Sociobiology". 1975 - Richard "Comportement Instinctifs". 1975 - Chauvin "L'éthologie" 1978 - Krebs et Davies "Behavioural Ecology". 1978 - Gautier, Lefeuvre, Richard et Tréhen "Ecoéthologie". 1980 - Ewert "Neuroethology. An Introduction to the Neurophysiological Fundamentals of Behavior". 1982 - Gautier "Socioécologie: l'animal Social et son Univers". 1994 - Bonabeau et Théraulaz "L'intelligence Collective". Compte rendu du Conseil d’Administration et de l’Assemblée de la S. F. E. C. A. Lyon 2000 Membres du Conseil d’Administration : Présents : A. Boissy, R. Chichery, F. Cézilly, C. Fabre-Nys, C. Graff, P. Joly, M. Pham-Délégue, B. Thierry, E. Wajnberg. Excusés : A. Lenoir, M. Trabalon RENOUVELLEMENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Conformément aux statuts, un tiers des membres du Conseil était à renouveler. Membres élus en 1997 et sortant en 2000 : R. Chichery, A. Lenoir, J.S. Pierre et E. Wajnberg * Résultat du dépouillement : Nombre de voix exprimées : 68Nombre de bulletins nuls : 3 Les candidats ont obtenu : Bretagnolle Vincent (CNRS, Chizé) : 50 voix élu Chichery Raymond (Université, Caen) : 53 voix élu Henry Laurence (Université, Rennes) : 55 voix élue Leboucher Gérard (Université, Nanterre) : 43 voix Leconte Jane (Université, Orsay) : 46 voix élue *Composition du nouveau conseil d’administration Boissy A. (INRA, Theix), Vincent Bretagnolle (CNRS, Chizé), F. Cezilly (Université, Dijon), R. Chichery (Université, Caen), C. Fabre-Nys (INRA, Nouzilly), C. Graff (Université, Grenoble), Laurence Henry (Université de Rennes, Rennes), P. Joly (Université, Villeurbanne), Jane Lecomte (Université Paris XI, Orsay), M. Pham-Delegue (INRA, Bures-Sur-Yvette), B. Thierry (CNRS, Strasbourg), M. Trabalon (Université, Nancy). * Election du nouveau bureau : Président : Bernard Thierry Secrétaire : Marie Trabalon Secrétaire adjoint : Christian Graff Trésorière : Claude Fabre-Nys INFORMATION DES MEMBRES DE LA SFECA PAR COURRIER ELECTRONIQUE Pour augmenter la rapidité des communications et réaliser des économies de temps et d'argent, il est décidé de s'adresser désormais aux membres de la SFECA par courrier électronique. Seuls ceux qui auront expressément demandé au secrétariat de recevoir des messages sur papier continueront de recevoir les envois par courrier postal. DECISIONS DU CONSEIL PAR COURRIER ELECTRONIQUE Pour être en mesure de prendre des décisions rapides, sans réunion physique de ses membres, le conseil se dote d'une procédure de vote par courrier électronique en trois temps : 1°) Ouverture du débat sur un sujet par un membre quelconque du conseil. Chacun des membres s'exprime et expose ses arguments. Il est indispensable que chacun adresse ses messages à tous les membres du conseil. 2°) Le président formule la ou les questions sur lesquelles les membres du conseil doivent voter. 3°) Vote de chacun, là encore adressé à tous les membres du conseil. Le président communique les résultats du vote aux membres du conseil. En cas d'ex aequo, la voix du président compte double. MANUEL D'ETHOLOGIE APPLIQUÉE Le conseil poursuit l'objectif d'édition de manuels de biologie du comportement. Initialement, le premier projet devait porter sur l'écologie comportementale. Mais il s'avère que ce thème fait l'objet d'un ouvrage en cours de rédaction par plusieurs de nos collègues. Pour éviter une concurrence inutile, il est décidé de débuter la série de livres par un ouvrage d'éthologie appliquée. Un comité de rédaction est constitué. Il se compose d'Alain Boissy, Min-Hà Pham-Délègue et Claude Baudoin. Le conseil charge ceux-ci de proposer un synopsis de l'ouvrage précisant les sujets et auteurs de chaque chapitre à l'automne 2000. ORGANISATION DES PROCHAINS COLLOQUES DE LA SFECA Yves Caubet s'est porté candidat pour l'organisation du colloque 2001 à Poitiers. Son laboratoire s'oriente vers l'étude du comportement à travers les relations hôte-symbionte. L'organisation du prochain colloque lui est confiée sur le thème des Relations Interspécifiques. Bernard Thierry propose la candidature de Strasbourg pour l'organisation du colloque SFECA 2002. SOUTIEN AUX COLLOQUES NATIONAUX Il est proposé d'attribuer des bourses aux étudiants membres de la SFECA désireux de participer à des colloques nationaux (autres que celui de la SFECA) concernés par l'étude du comportement et ayant lieu au cours de l'année 2000. Cette proposition fait l'objet d'un vote : elle est adoptée à l'unanimité. Claude Baudoin a adressé au conseil de la SFECA une demande de subvention du Colloque d'Ethologie Appliquée (22-24 novembre 2000) qu'il organise pour célébrer les dix ans d'existence du DESS d'Ethologie appliquée et chronobiologie du comportement de l'Université de Paris XIII. Considérant que le thème de ce colloque correspond aux objectifs de la SFECA, il est proposé d'attribuer une aide financière de 3000 F en demandant à l'organisateur de faire un bilan des débouchés de l'éthologie appliquée en France à l'occasion du colloque. Cette proposition fait l'objet d'un vote : elle est adoptée à l'unanimité moins une abstention. PRIX CASTOR La question de l'attribution d'un prix d'excellence pour les meilleures contributions d'étudiants lors des colloques SFECA fait l'objet d'un long débat et les étudiants eux-mêmes ont l'occasion d'exprimer leur opinion. Ce débat débouche sur trois propositions qui donnent lieu chacune à un vote : La SFECA décerne lors de chacun de ses colloques deux prix à des étudiants, l'un pour la meilleure communication orale et l'autre pour la meilleure communication affichée. La proposition est adoptée à la majorité. La composition du comité de sélection et la procédure d'attribution des prix sont de la responsabilité de l'organisateur du colloque. Les membres du comité de sélection devront assister à toutes les présentations. La proposition est adoptée à la majorité. Le prix est symbolique, c'est-à-dire qu'il ne comporte aucune récompense financière. Pierre Joly suggère d'offrir aux lauréats un morceau de bois travaillé par un castor, animal adroit s'il en est. La proposition est adoptée à l'unanimité. ANNUAIRE ET SITE INTERNET Le besoin se fait sentir d'organiser le site internet de la SFECA comme un portail donnant accès aux pages web des membres de la société. L'annuaire de la SFECA représente l'instrument idéal pour établir des liens avec les pages personnelles ou les sites de laboratoire, A la suite d'une discussion, il est proposé de placer l'annuaire de la SFECA (jusqu'ici réservé à ses membres) sur le site internet de la société. Cette proposition est adoptée à l'unanimité. FIRST EUROPEAN ABC Un groupe de travail qui rassemble les représentants des différentes associations européennes pour l'étude du comportement s'est récemment constitué à l'initiative de l'ASAB et de l'Ethologische Gesellschaft. Le groupe s'est réuni pour la première fois le 11 mai 2000 à l'Université de Münster en Allemagne. Ses objectifs sont de coordonner les efforts des différentes sociétés en faveur de l'étude du comportement au niveau européen. Différents thèmes ont été abordés de manière informelle : organisation d'un congrès européen régulier, édition d'une brochure d'information sur le comportement animal, harmonisation des enseignements, actions vis-à-vis des média et des organismes de l'Union Européenne (conception des programmes et examen des dossiers à Bruxelles, règlements édictés à Strasbourg, European Science Foundation), La prochaine réunion du groupe aura lieu au printemps prochain à Strasbourg. Un premier projet se concrétise : l'organisation d'une conférence bisannuelle. La First European Animal Behaviour Conference (ABC) devrait avoir lieu à Münster du 31 juillet au 4 août 2002, organisée par Norbert Sachser et Nico Michiels. L'objectif n'est pas de concurrencer les autres congrès existants mais d'organiser une conférence qui rassemble quelques centaines de participants autour d'un thème fédérateur. La conférence laissera une large place aux ateliers et discussions. Les communications se feront en anglais. Pour ceux qui le désirent, les conseils et assemblées des différentes sociétés nationales pourront se tenir dans leur langue la veille ou le lendemain de la conférence. Pour que cette conférence ait lieu, l'approbation des différentes sociétés nationales est nécessaire. La question suivante est posée à l'AG de la SFECA : Devons-nous apporter notre soutien à l'organisation de conférences européennes sur le comportement animal ? Le vote a lieu, la réponse est « oui » à l'unanimité. NOUVEAUX MEMBRES SFECA 2000 Abbeloos Nathalie (étudiante, Bruxelles) Agin Véronique (étudiante, Caen) Arnaud Grégoire (étudiant, Chaumot) Arnould Cécile (Ingénieur de Recherches, Nouzilly) Bizeray Dorothée (étudiante, Nouzilly) Coolen Isabelle (étudiante, Montréal) Delaval Marguerite (étudiante, Nouzilly) Deregnaucourt Sébastien (étudiant, Rennes) Dickel Ludovic (Maître de Conférences, Caen) Dubreuil Diane (sans emploi, Marseille) Durier Virginie (étudiante, Rennes) Eggert Christophe (étudiant, Le Bourget du Lac) Fauvergue Xavier (Chargé de Recherches, Antibes) Féron Christophe (Maître de Conférences, Villetaneuse) Gautier Patrick (étudiant, Le Bourget du Lac) George Isabelle (étudiante, Rennes) Gregoire Arnaud (étudiant, Dijon) Guillaumin Jérôme (étudiant, Dijon) Houdelier Cécilia (étudiante, Rennes) Levrero Florence (étudiante, Dampierre en Burly) Magliocca Florence (étudiante, Paimpont) Marchais Julien (étudiant, Chaville) Michel Christian (Conservateur, Liège) Moreau Jérôme (étudiant, Poitiers) Nagle Laurent (Maître de Conférences, Nanterre) Pidancier Nathalie (étudiante, Grenoble) Preault Marina (étudiante, Dijon) Torcel Laurence (étudiante, Châlon-Sur-Saône) Venner Samuel (étudiant, Nancy) BOURSES SFECA 2000
* BOURSES DE PARTICIPATION AU COLLOQUE SFECA 2000 La SFECA a attribué sept bourses d'un montant de 700 F chacune à des étudiants membres qui ont présenté une communication au colloque SFECA à Lyon du 17 au 20 mai prochain. Les sept heureux lauréats sont : D.Bizeray, F. Dechaume Moncharmont, F. Dubois, D. Gosset, C. Houdelier, J.B. Leca et A. Poussier. * BOURSES DE PARTICIPATION A UNE CONFERENCE INTERNATIONALE La SFECA a attribué deux bourses d'un montant de 2 500 F chacune à des étudiants membres de la SFECA qui ont participé à une conférence internationale ayant lieu au cours de l'année 2000 en y présentant une communication. Les deux heureux bénéficiaires sont L. Bollache et S. Venner. * COLLOQUES NATIONAUX ANNEE 2000 Le conseil propose à l'unanimité d’attribuer une bourse de 750 F chacune à Arnaud Poussier pour participer au Colloque de la Société Francophone de Primatologie et à Stéphanie Barbu pour participer au Colloque d'Ethologie Appliquée. BILAN FINANCIER AU 31 Décembre 1999 (période du 31.12.98 au 31.12.99) AVOIR au 31.12.98 - CCP 522,34 F RECETTES - Cotisations 30 840,07 F DEPENSES - Impression bulletin 98 2 242,20 F TOTAL DES DEPENSES: 68 973,16 F L'AVOIR AU 31.12.99 se répartit comme suit - CCP 514,34 F - Compte Courant 7 338,13 F - Compte sur Livret 25 021,92 F - SICAV du credit Lyonnais 138 133,95 F TOTAL DES AVOIRS: 203 480,99 F Details des cotisations 131 cotisations x 200 Francs = 26 200Francs CREATION D’UN SITE WEB PERSONNEL Nous invitons tous les membres de la SFECA à établir des liens internet entre leur lieu de recherche et le site web de la SFECA. * Ceux qui possèdent une page web sont donc bienvenus d'en transmettre l'adresse. * Pour ceux qui n'en possèdent pas, transmettez-nous donc l'adresse du site de votre équipe, de votre labo ou de votre organisme de recherche. Nous voudrions encourager ceux qui n'ont pas de site présentant leur travail personnel concernant le comportement animal à en créer un, car cela n'est pas difficile et le plus tôt sera le mieux pour tous. Le texte ci-dessous pourra vous aider à vous familiariser avec la procédure à suivre, pour vous donner une idée du travail et des moyens nécessaires. Pour aller vite, contentez-vous de lire les titres des paragraphes et les parties en caractères gras. Appel aux membres de la SFECA à créer leur site web personnel connecté au site de la SFECA Afin de favoriser la connaissance par un large public des travaux concernant le comportement animal, la SFECA propose de faciliter les contacts via le web entre ses membres et avec l’extérieur. Nous invitons donc les membres à transmettre l’adresse de leur site web, qui sera disponible sur le site de la SFECA, fonctionnant ainsi comme un « portail » par lequel il sera aisé de trouver qui fait quoi au sein de la SFECA. En arrivant sur le site de la SFECA, un usager du net pourra facilement trouver, par l’intermédiaire de mots-clefs, le nom des personnes travaillant sur un sujet particulier, et parmi les coordonnées qui l’intéressent, celle du site web sera évidemment privilégiée. Cette adresse constitue elle-même un lien par lequel il pourra prendre connaissance plus précise des travaux du membre concerné. Evidemment, la plupart d’entre nous ne possède pas de page web, et le texte ci-dessous devrait permettre aux non-initiés de comprendre en quoi cela consiste et comment s’en procurer une. Je prie les grand sorciers de l’informatique, jeunes cybernautes et anciens habitués de la toile de m’excuser pour les évidences, et invite chacun à fournir ou à demander les précisions qui sembleraient utiles. Pourquoi avoir une page web La façon la plus facile pour un usager (intéressé) de prendre connaissance d’un sujet, et pour un professionnel (intéressant) la façon la moins coûteuse, la moins prenante et la plus largement efficace de faire connaître ses activités est sans aucun doute le site web. Ainsi, si vous voulez connaître des labos dans le monde et travaillant sur un sujet quelconque, ou avoir un exemple de plan de cours, ou prendre connaissance des priorités de recherche d’un organisme particulier, quelques mots-clefs dans un moteur de recherche vous permettront facilement d’accéder à ces informations, à condition évidemment que celles-ci aient été rendues public par une insertion dans un site. Cependant, dans la multitude des sites proposés dans le monde, la probabilité pour que vous tombiez sur l’un plutôt que sur l’autre parmi des milliers de sites équivalents dépend des différents liens qui permettent d’accéder à ce site. Les sites étant connectés les uns aux autres, certains forment des « noeuds » de communication plus ou moins importants qui renvoient à d’autres encore. Le site de la SFECA devrait représenter un tel site privilégié permettant de savoir ce qui se passe en France et dans le monde dans l’étude du comportement animal, en permettant un accès direct ers les sites de ses membres. Une sorte de vitrine de vitrines. Le travail du chercheur étant la création et la dissémination du savoir, à côté des colloques, des cours, des livres et des publications scientifiques, le lien électronique devient un média essentiel que l’on ne peut pas négliger. Où se placer sur le réseau ? Si vous avez reçu ce message électronique, c’est que votre ordinateur personnel est connecté au réseau internet, vous avez donc une adresse électronique de type <
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>. « machin-chose.fr » est votre serveur, un gros ordinateur qui gère les messages que vous recevez et envoyez. Ce serveur est géré par un fournisseur d’accès (à l’internet) ou « provider ». Pour la plupart d’entre nous, c’est l’organisme public auquel nous appartenons, une université ou un centre de recherche qui possède ce serveur et fournit cet accès, directement à travers une prise spéciale connectée à votre ordinateur personnel. Pour d’autres, c’est un organisme privé qui permet l’accès via un modem (convertisseur qui relie l’ordinateur au téléphone), puis du réseau téléphonique au serveur du fournisseur d’accès, vers l'internet. Actuellement, vous « chargez » depuis le serveur, les messages qu’il reçoit et stocke pour vous, et il transmet ceux que vous envoyez dans l’autre sens. Grâce à une protection (mot de passe), vous êtes seul à pouvoir accéder dans le serveur aux documents de votre « boîte aux lettres », au préalable placés sur le serveur, pour les transférer dans votre ordinateur. Mais il est aussi possible pour le même serveur (ou un autre), de conserver des documents « résidents » qui ne seront pas chargés une seule fois par une seule personne, mais accessibles par tous les utilisateurs du net, ou une partie d’entre eux si l’on désire en limiter l’accès par un mot de passe. Ce que nous vous suggérons, c’est de placer ainsi « sur site » des documents sur votre activité professionnelle. Ces documents qui représentent « une page web » ou « un site web » auront une adresse du type http://www.machin-chose/le-site/ma-page. Cette adresse figurera dans le site de la SFECA, site privilégié qui facilitera l’accès des intéressés vers le vôtre. En effet, le simple fait que cette adresse figure quelque part sur un site représente un lien direct pour y accéder, en cliquant dessus. Sur le serveur de votre fournisseur d’accès se trouvent sans doute déjà de nombreux documents en relation avec votre activité professionnelle. Ainsi tous les organismes d’état, les grandes entreprises, les universités etc. ont leur serveur. Il présente au minimum la liste des services avec leurs coordonnées. Très souvent ces services ont une page web qui présente ses activités. C’est généralement le cas des laboratoires de recherche. Dans ces pages se trouvent souvent les adresses d’autres pages, en particulier des rubriques du même laboratoire telles que le rapport d’activité, et surtout les pages personnelles des membres du laboratoire. Le plus simple est sans doute pour vous de placer des documents qui vous concernent sur le serveur dont dépend votre messagerie et qui héberge sans doute déjà le site de votre laboratoire. Chaque serveur et même chaque site placé sur un serveur est géré par un webmestre dont l’adresse électronique figure abondamment sur le site. Si vous accédez à la page d’entrée du site de votre labo, vous le trouverez sans problème. Sinon, téléphonez au service informatique de votre organisme de rattachement. Indiquez-lui que vous désirez ouvrir une page web, il vous dira ce qu’il attend de vous, à savoir : rédiger quelque chose et lui envoyer. A priori votre page sera une sous-rubrique de votre labo. Si pour une raison ou une autre, votre directeur de labo est gêné par ce genre d’annexe à son magnifique site ou vous limite dans son contenu (adresse du type www.machin-chose.fr/grolabo/détails/mapage), vous pourrez demander une autre adresse au webmestre (adresse du type www.machin-chose.fr/divers/mapage). Si cela pose encore des problèmes, faites appel à un fournisseur d’accès privé (Yahoo, AOL, Voila, Club-internet, Free, etc.) qui vous rendra ce service gracieusement dans la plupart des cas. Le serveur physique (son emplacement géographique par exemple) a fonctionnellement peu d’importance, disons simplement qu’une adresse sur un serveur d’organisme public (machin-chose.fr) fait peut-être plus sérieux que sur un organisme privé (bidule.com) plus intéressé par le profit que la nature des informations portées. Il est aussi envisageable de vous faire héberger sur un site ami (comme celui qui héberge le site de la SFECA, ou celui d’un collègue d’un autre labo). Quelle que soit cette adresse, pour l’usager déjà arrivé sur le site de la SFECA, l’arrivée sur le vôtre se fera aussi rapidement. Que mettre sur une page web ? Vous avez une très grande liberté dans le choix des documents que vous allez rendre ainsi disponibles... au reste du monde. La nature du document peut être multimédia : texte, hyper-texte, image, photos, animation, son, etc. Pour commencer, nous parlerons du texte, éventuellement d’hyper-texte avec illustrations. Le texte est très peu coûteux en place mémoire et il est peu probable qu’un webmestre vous refuse d’héberger un texte de quelques centaines de kilo-octets au grand maximum. Vous utilisez donc votre éditeur de texte préféré (Claris Works, Microsoft Word, Wordstar, Edit...) et vous écrivez ce qui peut intéresser ceux que vous voulez intéresser. Vous pouvez vous inspirer d’une page web qui vous aura particulièrement plu, en furetant sur le web. Je suggère, au commencement, pour passer un minimum de temps, de reprendre comme base (copier/coller) l’essentiel du dossier de candidature ou d’avancement que vous avez dû ou devrez rédiger un jour pour un organisme de recherche : fiche individuelle de renseignements, curriculum vitae, exposé des thématiques de recherche, titres et travaux, liste des publications. Enlevez ou retirez ce que bon vous semble : coordonnées personnelles, publications anciennes, etc. Rajoutez à cela les adresses web des labos avec lesquels vous collaborez, facilitez ainsi l’accès à tout ce qui fait vos centres d’intérêt : l’adresse des sociétés savantes, des associations, des éditeurs, etc. N’oubliez pas la SFECA : il est possible qu’un intéressé arrive sur votre page par une autre voie, et vous favorisez ainsi les échanges d’information entre les autres membres et les usagers. Ensuite, vous pouvez étoffer votre page, avec surtout des informations sur votre thématique et vos projets en cours. Si vous êtes enseignant, vous pouvez rajouter ce qui concerne vos cours : les intitulés, le niveau, le plan, et même le cours lui-même et le calendrier ou les annales des examens, si cela vous chante. Vous pouvez aussi afficher les textes que vous avez déjà publiés, ainsi que des textes originaux (même en cours de rédaction) que vous publiez ainsi. Si vous en avez les moyens, traduisez tout cela, ou du moins l’essentiel en Anglais (publiez ou souriez, publish or perish). Si votre page web dépasse cinq pages A4 en contenu, vous allez faire un sommaire et votre page va se transformer en véritable mini-site. Votre 1ère page sera l’en-tête de votre site : http://www.machin-chose/le-site/ma-page, et elle permettra un accès rapide aux différentes rubriques (http://www.machin-chose/le-site/ma-page/titres-et-travaux, http://www.machin-chose/le-site/ma-page/enseignement, etc.). A ce stade il sera peut-être nécessaire de passer à l’hyper - texte. Vous allez ensuite envoyer ce texte au webmestre, par courrier électronique, bien sûr, ou en allant le voir avec votre disquette. Il va l’intégrer en le convertissant en format html, qui est celui des documents qui figurent sur le web. Depuis plusieurs années les éditeurs de texte (Word 95 par exemple) permettent de générer de l’html (enregistrer sous...). Si vous avez cette possibilité, cela facilitera au webmestre l’adaptation de votre texte dans son logiciel. Dans ce cas, vous pourrez aussi facilement générer vous-même de l’hyper-texte. L’hyper-texte est un texte dans lequel un mot en surbrillance donne directement accès à un autre texte, c’est à dire renvoie à un autre endroit dans l’hyper-texte. Un peu comme une astérisque renvoie à une note en bas de page, sauf qu’ici la note est un autre texte, ou un autre endroit du même texte, et que cette note peut elle -même contenir des mots qui vous renvoient ailleurs et ainsi de suite, sans que l’on puisse considérer qu’il y ait un texte principal et des notes secondaires. Si ce chantier vous fait peur, envoyez-nous au moins l’adresse web du site de votre laboratoire. C'est moins d'une ligne de caractères à recopier. Si vous vous prenez au jeu, vous considérerez bientôt que votre page web est un peu fade, et vous voudrez y mettre des illustrations. Les pages web personnelles des (universitaires) américains comportent en général une photo (souriez le monde vous regarde), mais pour des animaliers comme nous autres, la photo de votre sujet de recherche est sans doute plus intéressante. Vous pouvez donc insérer des documents qui auront été scannés, des figures tels que schémas, graphiques, tableaux que vous importez à partir d’un tableur ou d’un logiciel de dessins dans votre texte. La possibilité soit d’intégrer vous-même les images dans le texte, soit de le faire faire par le webmestre dépend d’une part de vos compétences, votre matériel et vos logiciels, d’autre part de la disponibilité de votre webmestre. On arrive progressivement au multimédia. Il existe différents formats de fichiers graphiques (.jpg, .bmp), sonores (*.wav,) vidéo, que vous utilisez peut-être déjà, plus ou moins convertibles de l’un à l’autre, qui peuvent être importés par les utilitaires multimédias (java, aol) que manie le webmestre. A vous de préparer la maquette : une base de texte avec à tel endroit du texte un lien vers telle ou telle figure, tel autre texte, telle séquence sonore, etc. Ces derniers seront chacun représentés par un fichier en bonne et due forme, c’est à dire dans un format compatible avec l’utilitaire html préféré de votre webmestre. Celui-ci permettra à l’usager de les activer en cliquant à l’endroit indiqué dans votre texte de base. Entre autres, certaines publications (texte, tableau et figures noir et blanc) peuvent être mise dans un format particulier (acrobat reader, .gif ...) qui facilitera son téléchargement et son impression par l’usager dans le format exact que vous avez défini. Si vous en arrivez là, envoyez-moi un mail pour me donner vos conseils. Pour la plupart d’entre nous, un texte simple présentant les recherches avec des références bibliographiques et quelques liens html vers d’autres sites feront bien l’affaire. Que faire de sa page web, comment la diffuser ? 1) Insérez cette adresse parmi celles qui vous concernent dans la BDD de la SFÉCA. Pour ce faire, aller sur le site de la SFÉCA à http://ecobio.univ-rennes1.fr/SFÉCA/ et cliquer la rose des vents qui vous conduira aux "directions". Choisir la fonction "modifier ses données personnelles" (BB1). Y saisir nom, prénom et NIP; vous obtiendrez alors un aperçu de vos données personnelles que vous pourrez modifier à volonté. Au paragraphe "références télématiques" insérez tout simplement votre adresse internet (ne pas insérer le http:// devant votre URL); insérez aussi l'adresse de votre institution. 2) Si cette procédure est trop compliquée pour vous, faites parvenir cette information par courrié à
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qui se chargera de l'inscrire à votre fiche. Éventuellement cette adresse vous sera demandée pour la remise à jour de l'annuaire. 3) Archivez vos sources pour en faire facilement la mise à jour. 4) Placez votre adresse http en en-tête ou signature de votre courrier papier et électronique. LIVRES
Titre: Le chien, un loup civilisé. Auteurs: Teroni Evelyne et Cattet Jennifer Evelyne Teroni a fait ses études à l'Université de Genève où elle a obtenu un doctorat en psychologie (section éthologie). Elle travaille actuellement en tant qu¹éthologue spécialisée dans le comportement des chiens. Jennifer Cattet a travaillé en tant qu¹éducatrice en psychologie canine, puis comme assistante en éthologie à l'Université de Genève. Elle prépare actuellement une thèse consacrée à l'orientation spatiale chez le chien. Ce livre est en vente dans les SFAC; il peut être également être obtenu en envoyant un chèque de 194 FF (prix du livre: 169 FF + 25 FF de port) à Mme Jennifer Cattet, chemin Vie Creuse, 01550 Pougny. Editeurs: Teroni Evelyne et Cattet Jennifer N° I.S.B.N. : 2-9515304-0-4 Prix: 169 FF Depuis des millénaires, les hommes ont choisi comme compagnon le chien. Celui-ci mérite bien sa réputation de " meilleur ami de l'homme " puisqu¹il nous apporte de nombreux bienfaits, aussi bien physiques que psychologiques et qu¹il compte parmi les animaux de compagnie les plus répandus. Malheureusement, le chien peut aussi causer bien des problèmes : aboiements à outrance, destruction du mobilier, désobéissance, grognements, voire morsures ! Tous ces comportements vont bien souvent dégrader la relation entre le maître et son animal, aboutissant dans 1/3 des cas à l¹abandon de ce dernier ou, dans des cas plus extrêmes, à son euthanasie. Ayant tendance à considérer leurs animaux familiers comme des humains, les propriétaires sont persuadés qu'ils "pensent" et réagissent comme eux, qu'ils font exprès de mal se comporter et, dans les situations les plus graves, qu'ils sont devenus fous. Ils ne savent pas que les chiens, comme d'ailleurs toutes les espèces animales, ont des codes spécifiques, différents des codes humains, et que les comportements perturbés sont parfois des comportements canins normaux, mais mal adaptés à l'environnement humain. Ils sont également souvent la seule manière que l¹animal a pour exprimer son "mal-être". Le but de notre livre intitulé "Le chien, un loup civilisé" est de faire la synthèse des informations scientifiques recueillies sur le chien. Notre ouvrage passe en revue la manière dont le chien vit avec ses congénères, ses moyens de communication et ses codes de conduite. Il fait découvrir comment notre compagnon à quatre pattes appréhende le monde qui l'entoure, comment il apprend et quels signaux il privilégie dans la communication avec nous. L'ouvrage aborde également le douloureux problème des morsures, fournit des explications et des conseils pour éviter d'être confronté à ce problème ; une attention toute particulière est portée aux relations entre le chien et les enfants. Enfin, en se basant sur toutes les informations recueillies, il offre de nombreux conseils à mettre en pratique dans la vie de tous les jours. Le texte est agrémenté de nombreuses photos, de dessins humoristiques et de tableaux. Il répond aux multiples questions que se posent ou devraient se poser tous ceux qui s'intéressent de près ou de loin au chien, qu'ils soient propriétaires ou non. Les professionnels du chien y trouveront également leur intérêt puisque plus de 450 références bibliographiques y figurent. Titre: Les sociétés animales Auteurs: Aron Serge et Passera Luc Serge Aron est Docteur en Sciences, il est chercheur qualifié du FNRS et chargé de cours à l’Université libre de Bruxelles. Luc Passera est titulaire d’un Doctorat d’Etat, il est professeur à l’Université Paul-Sabatier de Toulouse. Il est membre de la SFECA. Editeurs: De Boeck Université N° I.S.B.N. : 2-8041-3442-3 L’apparition de la coopération et de la socialité dans le règne animal est une transition majeure de l’évolution. Cet ouvrage traite à la fois de l’évolution de la coopération et de l’organisation des sociétés animales. Il a pour fil conducteur l’analyse économique des comportements, c’est-à-dire leur étude en termes des coûts et des bénéfices sur le succès dans la reproduction. Après un bref rappel des mécanismes de la sélection naturelle et une définition claire des phénomènes sociaux, le lecteur trouvera une synthèse des quatre concepts expliquant l’évolution de la coopération et de la socialité chez les animaux : le mutualisme, la sélection de la parentèle, la réciprocité et la sélection de groupes. Les chapitres qui suivent consistent en une progression taxinomique à travers le règne animal. A l’approche théorique et expérimentale permettant de rendre compte de l’évolution de la coopération est associée une vision actualisée de l’organisation des sociétés, successivement chez les insectes, les poissons, les oiseaux, les mammifères non primates et les primates non humains. La dernière partie est consacrée à un aspect méconnu du fonctionnement des sociétés animales : les conflits reproductifs entre individus d’une même société. Dans son approche, cet ouvrage s’inspire de l’écologie comportementale, une discipline de la biologie située au carrefour de l’éthologie, de l’écologie et de l’évolution. Société Française pour l'étude Du Comportement Animal S. F. E. C. A. Demande d'Adhésion A renvoyer au Secrétariat SFECA Laboratoire de Biologie et Physiologie du Comportement Faculté des Sciences B. P. 239 54506 Vandoeuvre‑Les‑Nancy NOM: Prénom Fonctions Laboratoire de rattachement Adresse Tél. Fax E‑mail Domaine de recherches (mots clés) Je sollicite mon adhésion en qualité de ‑ membre titulaire (enseignants, chercheurs ....) (200 F / an) ‑ membre adhérent (étudiant, chômeur...) (60 F / an + justificatif) NOM et Prénom du Parrain Date et Signature |




